K comme kartoffen...

Publié le par Annie

En six ans prisonnier en Allemagne, mon père avait appris quelques rudiments de la langue. Mais de sa résistance à ne pas trop fréquenter les Allemands, n'avait pas fait de lui un spécialiste de la langue.

Lorsque je suis entrée au cours complémentaire en 1951, j'ai appris l'anglais. Et puis deux ans plus tard, en 4e, on apprenait une seconde langue, l'allemand...

Devinez ce qu'il arriva ?

Bercée, si je puis dire, par toutes ces histoires de guerre, de résistance, de camps de concentration, de vilains nazis et de méchants allemands, je fus une piètre élève en classe d'allemand, car j'étais rentrée en résistance avec cette langue et avec la prof !

Papa m'avait dit : "Tu verras, je t'aiderai..."

J'ai vu... Il utilisait un allemand populaire : kartoffen, pour pomme de terre, brot, pour pain, wine, qu'il prononçait wa-ine ! Raoust ! Schnell !

Je n'ai jamais autant ri quand papa voulait m'aider ! Il ne connaissait que ces mots qui tournaient autour de l'alimentation. Et lorsqu'il essayait de construire une phrase, cela ressemblait plutôt à du cuculien pour petit enfant que de l'allemand littéraire.

Ainsi, j'adorais mon père ! On a passé des moments jubilatoires ! Mais je ne suis jamais devenue une championne avec un répétiteur comme papa ! Il faut dire que je n'y mettais pas beaucoup de bonne volonté !

J'avais enregistré sur un magnétophone, ces expériences de langue... Je ne les ai pas retrouvées, comme c'est dommage !

Vous auriez bien ri aussi !

Publié dans Challenge2016

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